La balance énergétique

Chez l’enfant comme chez l’adulte, l’obésité est le résultat d’un bilan énergétique positif prolongé, c’est-à-dire d’un apport énergétique supérieur aux dépenses, l’excédent étant stocké sous forme de graisses.

La dépense énergétique

La dépense d’énergie peut se décomposer en dépense pour la croissance chez l’enfant et la dépense liée au métabolisme de repos, à la thermogenèse postprandiale et à l’activité physique. Seule l’activité physique s’avère largement modulable.

Croissance

La dépense liée à la croissance diminue fortement dès la fin de la première année de vie à moins de 5 % de la dépense d’énergie globale.
Elle devient négligeable au delà de la petite enfance.
Pendant la phase pubertaire, elle requiert  moins de 1 % des dépenses malgré le fait qu’il s’agisse d’une phase d’accélération de la croissance.

Métabolisme de base

Le métabolisme de base ou de repos correspond aux dépenses d’énergie minimum quotidiennes permettant à l’organisme de survivre. Il représente environ les deux tiers des dépenses totales chez une personne au niveau d’activité physique normal.
Elle est variable d’une personne à l’autre et dépend notamment de l’importance de la masse maigre (muscles) qui est augmentée chez le sujet obèse.
La personne obèse peut donc avoir des dépenses d’énergie plus élevées que celles d’une personne de poids normal. Mais étant souvent peu actif ou ayant des consommations élevées, le bilan reste équilibré, voire positif.

Thermogénèse post prandiale

La thermogénèse post prandiale correspond à la dépense énergétique de repos consécutive à une prise alimentaire. Elle représente environ 10% de la dépense d’énergie totale. Elle est significativement moins élevée chez environ 1/3 des sujets obèses.

La sédentarité

C’est la principale cause de la baisse des dépenses énergétiques. Elle est reconnue comme un facteur de risque majeur d’obésité. Elle est favorisée dans nos sociétés modernes où le confort et les modes de transports réduisent l’activité physique.
Les temps d’écran (télévision, ordinateur, consoles de jeu) occupent une place importante dès le plus jeune âge au profit du temps passé à jouer en extérieur.
La dépense d’énergie pendant la contemplation d’un écran est proche du métabolisme basal.

Activité physique

L’activité physique ne représente pas la partie la plus importante de la dépense énergétique totale mais il s’agit de la partie la plus modulable. Elle joue un rôle important dans la régulation physiologique du poids. De nombreuses études montrent que la pratique d’une activité physique insuffisante, et/ou un  niveau de sédentarité élevé sont associés à une plus grande prise de poids avec le temps.

L’activité physique régulière induit une diminution de la masse grasse et surtout améliore l’état de santé global : hypertension artérielle, diabète, douleurs articulaires…. L’activité physique a aussi  un retentissement  positif sur le plan psychologique, en améliorant l’humeur, la sensation de bien être et l’estime de soi.

Le sommeil

La réduction du sommeil est devenue un comportement courant dans la société moderne. Plusieurs études ont mis en évidence un lien entre une réduction du temps de sommeil et une augmentation de la corpulence.
La privation de sommeil entraine par le biais d’hormones une augmentation de la sensation de faim, et donc de la prise alimentaire.